Zoom sur trois compétences incontournables en Nouvelle-Aquitaine
Travail en équipe : diversité des équipes, efficacité des projets
Les recruteurs néo-aquitains accordent une attention soutenue à la capacité des candidats à collaborer. L’explication est simple : les entreprises de la région, telles que Dassault Aviation à Mérignac ou Thales à Bordeaux, travaillent sur des projets où les équipes sont pluridisciplinaires, parfois intergénérationnelles et souvent réparties sur plusieurs sites.
L’agroalimentaire, secteur-phare régional (Bonduelle, Eurial, Delpeyrat…), fait également appel à des profils capables de dialoguer avec des interlocuteurs variés, de l’opérateur à l’ingénieur R&D.
Dans l’économie sociale et solidaire, la capacité à fédérer, à animer une dynamique collective, est tout aussi déterminante pour mener à bien projets locaux et missions d'accompagnement.
Anecdote : dans un récent entretien du magazine « Aquitaine Entreprises », le DRH d'un grand groupe de transport de la région souligne « qu’une équipe soudée maitrisant sa communication réalise deux fois plus de projets à délais constants que des profils très techniciens travaillant en silo ».
Adaptabilité : une qualité recherchée dans une économie en mouvement
Transition écologique, croissance de la filière numérique (+18% d’emplois entre 2019 et 2023 selon l’INSEE) et cycles conjoncturels bousculent les repères. Les entreprises recherchent des collaborateurs capables d’intégrer facilement de nouveaux outils, de gérer les imprévus et d’accepter le changement.
Exemple : avec la digitalisation de la filière viticole, les métiers du vin intègrent désormais des outils de traçabilité, d’export et de vente en ligne. Les caves coopératives et négociants de Gironde multiplient les formations à l’utilisation de ces plateformes, et valorisent en recrutement la capacité des candidats à évoluer dans un univers hybride, associant terroir et high-tech.
Autonomie et initiative : un levier d’innovation pour les employeurs
La structuration du tissu régional, fait d’une majorité de PME/TPE (près de 90% des établissements selon l’INSEE), explique en partie pourquoi l’autonomie est si convoitée. Les managers attendent des collaborateurs qu’ils sachent gérer un périmètre large, suggérer des améliorations, alerter en cas de difficulté, bref, « avancer sans attendre ». Dans les startups du numérique bordelais ou les entreprises du design basque, l’esprit d’initiative est même vu comme un garde-fou contre l’immobilisme.
L’Université de Bordeaux a intégré cette dimension dans ses programmes de professionnalisation, en misant sur l’apprentissage par projet, l’entrepreneuriat étudiant et l’encouragement à l’intrapreneuriat collaboratif.